L’Algérie durcit sa position : la détention et l’usage des cryptomonnaies deviennent des infractions pénales

Publié le 21/11/2025 Vu 142 fois 0
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L’Algérie vient de franchir un nouveau cap dans sa lutte contre les actifs numériques. Une loi fraîchement promulguée encadre désormais de manière stricte – et pénalement sanctionnée – toute activité liée aux cryptomonnaies.

L’Algérie vient de franchir un nouveau cap dans sa lutte contre les actifs numériques. Une loi fraîchemen

L’Algérie durcit sa position : la détention et l’usage des cryptomonnaies deviennent des infractions pénales

L’Algérie vient de franchir un nouveau cap dans sa lutte contre les actifs numériques. Une loi fraîchement promulguée encadre désormais de manière stricte – et pénalement sanctionnée – toute activité liée aux cryptomonnaies. Le pays rejoint ainsi le cercle restreint des États ayant choisi une interdiction totale, allant bien au-delà de la simple régulation.

Une interdiction inscrite dans la loi

La loi n° 25-10 du 24 juillet 2025, consacrée à la prévention du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme, introduit plusieurs dispositions majeures. Le texte rend illicites toutes les activités impliquant des “actifs numériques cryptographiques”, un terme largement défini pour englober :

·         l’émission de cryptomonnaies,

·         l’achat et la vente,

·         l’usage comme moyen de paiement,

·         l’investissement sous quelque forme que ce soit,

·         et même le minage, considéré comme une activité à risque.

En d’autres termes, la loi ne laisse aucune zone grise. Le bitcoin, l’ether ou tout autre actif numérique sont désormais traités comme des instruments totalement prohibés sur le territoire.

Des sanctions pénales pour les contrevenants

Le législateur algérien a assorti cette interdiction de sanctions précises. Toute personne reconnue coupable de détenir ou d’utiliser des cryptomonnaies risque :

·         jusqu’à un an de prison,

·         une amende allant de 200 000 à 1 000 000 de dinars algériens, soit environ 1 330 à 6 600 euros.

Ces peines s’ajoutent aux dispositions existantes depuis 2018, qui interdisaient déjà l’usage des “monnaies virtuelles”, mais sans fournir de cadre opérationnel aussi strict.

Une démarche en rupture avec la tendance mondiale

La décision intervient alors que de nombreux pays adoptent une vision plus ouverte des cryptomonnaies. Aux États-Unis, l’administration Trump affiche une posture favorable au secteur. D’autres nations naguère hostiles, comme le Pakistan ou le Vietnam, ont révisé leurs positions et travaillent désormais à intégrer les actifs numériques dans leur cadre légal.

À l’inverse, l’Algérie renforce un modèle prohibitif déjà adopté par quelques États. Des pays comme l’Égypte, l’Afghanistan, le Bangladesh, la Bolivie ou l’Irak interdisent eux aussi la possession et l’usage de cryptomonnaies, souvent au nom de la sécurité financière et de la lutte contre les flux illégaux.

Entre interdiction stricte et réglementation partielle : un paysage mondial contrasté

Tous les pays opposés aux cryptomonnaies ne suivent pas la voie d’une interdiction totale. Certains privilégient plutôt une approche restrictive :

·         la Chine impose une répression sévère du trading et du minage tout en développant sa monnaie numérique de banque centrale ;

·         le Maroc encadre fortement l’usage, sans l’avoir encore totalement légalisé ;

·         le Népal limite l’accès aux plateformes tout en menant régulièrement des campagnes de répression.

Dans une analyse relayée par Kabylemag, le site souligne que cette interdiction "confirme la volonté des autorités de reprendre totalement la main sur les flux financiers alternatifs", considérant les cryptomonnaies comme un vecteur potentiel d’instabilité.

L’Algérie va donc plus loin en criminalisant jusqu’à la simple détention de cryptomonnaies. Le pays assume une position maximaliste, motivée officiellement par la volonté de sécuriser son système financier et de limiter les circuits informels.

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