Bonjour à tous,
Je sollicite votre éclairage confraternel (ou vos avis de praticiens) concernant un projet de cession d'un immeuble de rapport situé à Lyon (69002), actuellement paralysé par un blocage minoritaire.
Le contexte factuel :[/b]
L'indivision successorale est d'accord à plus de 85 %[/b] (environ 88 % des droits indivis) pour accepter une offre d'achat ferme émanant d'un promoteur immobilier.
Une branche minoritaire, représentant ~12 % des parts[/b], s'oppose formellement à la vente (ou maintient un mutisme total).
L'immeuble subit une vacance locative partielle et nécessite d'importants travaux de conservation (réfection de la toiture, mise aux normes des réseaux fluides/électricité), ce qui met en péril l'intérêt commun de l'indivision en dépréciant l'actif.
La problématique doctrinale / pratique :[/b]
Suite à la promulgation de la loi n° 2026-248 du 7 avril 2026[/b] (visant à simplifier la sortie de l'indivision successorale), notre premier réflexe a été d'envisager la mise en œuvre de la procédure de cession à la majorité qualifiée des deux tiers.
Toutefois, le notaire en charge du dossier émet une réserve : selon son analyse, le dispositif permettant de valider une aliénation directe à la majorité des 2/3 (avec acceptation tacite ou PV après sommation de 3 mois) relèverait exclusivement du cadre dérogatoire applicable à la Corse (Article 6 de la loi de 2026 modifiant la loi de 2017 sur le désordre de propriété).
D'après mes lectures du texte définitif, si le volet "Corse" est effectivement maintenu à titre spécifique, l'esprit général de la réforme de 2026 vise à accélérer substantiellement le traitement judiciaire des blocages en métropole sur le reste du territoire, notamment en fluidifiant le binôme juge/notaire lors des procédures de partage.
Mes questions pour vos pratiques professionnelles :[/b]
Partagez-vous l'avis selon lequel la procédure "purement notariale" des 2/3 reste strictement insulaire ?
Dans le cas d'un immeuble lyonnais, la seule voie opérationnelle reste-t-elle le formalisme classique de l'article 815-5-1 du Code civil[/b] (Signification par commissaire de justice, délai de 3 mois, PV de difficultés et saisine du Tribunal Judiciaire) ?
Si oui, considérez-vous que la loi du 7 avril 2026 apporte d'ores et déjà des outils ou des jurisprudences directives pour réduire les délais d'obtention de l'autorisation judiciaire d'aliéner dans notre cas précis (vétusté flagrante et majorité à 88 %) ?
Merci d'avance pour vos retours d'expérience et vos analyses sur l'articulation de ce nouveau texte.
Cordialement.